2019 | Chemins provisoires

Création 2019 |
Pièce à géométrie variable |
tout public et tout terrain |
2 à 4 danseurs, 1 musicien |
30 à 90 minutes, en 1 ou plusieurs fois |

Antoine Arbeit, Corinne Lopez, Amandine Brun et Raphaël Cottin - photo © Frédéric Iovino

Chorégraphie | Raphaël Cottin,
librement inspiré par la danse des éventails (1978) d’Andy de Groat

Interprétation | Antoine Arbeit, Amandine Brun, Raphaël Cottin & Corinne Lopez (danse) /
Joël Grare (percussions) ou Cédric Jullion (flûtes)

Musiques | improvisations et programmes composés pour chaque représentation /
+ fan dance de Mickaël Galasso


Production | La Poétique des Signes
Soutiens | DRAC Centre-Val-de-Loire -Aide à la structuration-, Région Centre Val-de-Loire, Département d’Indre-et-Loire, Ville de Tours
Résidences | Les Deux îles  résidences d’artistes à Montbazon, Centre national de la danse – prêt de studios



Une danse des éventails recomposée

© Frédéric Iovino

« Chemins provisoires est une création chorégraphique librement adaptée de la danse des éventails d’Andy de Groat (1947 – 2019), pièce créée en 1978, emblématique de ce chorégraphe américain installé en France dès les années 1980.
Chemins provisoires est pensée comme un jeu de construction où les modules chorégraphiques se combinent au gré des lieux et des circonstances.
La danse des éventails, conçue pour un nombre indéterminé de danseurs, est une pièce patrimoniale très courte (4’30’’) qui a tourné dans le monde entier, interprétée par de grandes compagnies comme l’Opéra national de Paris mais aussi par de très nombreux groupes de danseurs amateurs.
J’ai noté cette œuvre entre 2006 et 2015 en cinétographie Laban, ce système d’écriture permettant, entre autres, la sauvegarde du patrimoine chorégraphique.
Avec l’autorisation d’Andy de Groat, j’ai choisi d’utiliser cette partition comme on revisite une recette, transformant les ingrédients de base pour reconstruire une autre œuvre originale.
Chemins provisoires est envisagée en priorité pour des espaces non dédiés à la danse, comme des musées, des jardins, des lieux patrimoniaux ou d’autres espaces publics, adaptant à la fois sa structure dans le temps et dans l’espace.
Cela signifie qu’elle pourra investir de petits comme de grands espaces, sur des durées variables, aménagées selon les contraintes de représentation et de circulation du public. » – Raphaël Cottin 


Les règles du jeu

© Frédéric Iovino

Au sein d’une structure chorégraphique différente pour chaque représentation créée à partir de phrases construites en amont, des moments de liberté seront offerts aux interprètes comme au public : possibilité de circuler, changement de point de vue, retournement symétrique permettront de multiplier une même danse sans pour autant se répéter!

La pulsation sera souvent différente pour chaque danseur, métronome à l’appui pour rendre concret ce décalage pour le spectateur. Le temps, lui aussi changeant pour chaque représentation, sera autonome pour les danseurs et pour le musicien, alternant entre improvisations et ordonnance des métronomes…

La présence du musicien, lui aussi fixe ou en déplacement, est tout aussi autonome que celle des danseurs. Le point de vue du spectateur s’en trouve changé à chaque fois, et c’est bien à lui seul qu’appartiendra la vision d’ensemble. 


> CONSULTER LE DOSSIER COMPLET


Calendrier
> création 28 septembre 2019 dans le cadre de Perf Act Day
Musée des Beaux-arts de Tours (37), organisé par le CCN de Tours


Extraits de presse
La Gazette I/O – Timothée Gaydon – 18 octobre 2019
[…] Le Perf Act Day fut une expérience topographique en ce qu’il proposa de réinscrire la danse dans le lieu où elle se produit, et de souligner, d’éclairer, d’illuminer ce lieu. La production de Raphaël Cottin en est l’exemple idoine. Alors que le musée invite à une claustration, à une marche  tranquille, patiente et circulaire – regardant de salles en salles le trait, la couleur –, les quatre danseurs révisant dans Chemins provisoires, la pièce d’Andy de Groat La Danse des éventails, nous amenaient à être sur le qui-vive, à guetter le rassemblement de ces corps, pour certains dédoublement étrange d’une oeuvre picturale, d’un portrait de femme du XVIIIe siècle, pour l’autres exécutants animaliers d’un rythme marqué par des métronomes désaccordés, et soudain ces danseurs nous poussaient à courir au dehors, nous qui étions pressés de les voir s’ébaudir sérieusement dans les jardins du musée, accourant pour ne rien manquer de ces gestes que l’on manque pourtant nécessairement parce qu’ils sont fait collectivement. Alors la pelouse tremble, cette pelouse qui ne pourrait – semble-t-il – que convenir à quelque décor bucolique de ballet semble flotter, devenir magique quand résonnent les notes du thème à partir duquel s’est construite la pièce de De Groat ; il faut le dire, il y a un certain lyrisme dans la peau de ce jour performé. Un lyrisme de la liberté et de l’émancipation qui nous pousse à rechercher plus
d’air, à briser le cadre de la toile, à apprendre à ne plus savoir marcher au pas.
Cette vision de la danse est rassérénante, accueillante ; c’étaient des sourires sur presque tous les visages, d’étonnement, de ravissement, de micro-gestes qui sont à eux aussi de petites danses. […]