2012 | Le Scapulaire Noir

duo – 35′

«Le scapulaire noir est le nom donné à l’ornement composé de deux petits morceaux d’étoffe bénite, qui sont joints ensemble par deux cordons et portés autour du cou.

La congrégation religieuse des Servites de Marie porte le scapulaire noir en signe de dévotion aux 7 douleurs dites éprouvées par la Vierge Marie.

Dans le duo chorégraphique Le Scapulaire Noir, ces 7 épisodes aux esthétiques différentes sont autant de tableaux qui interrogent la danse et le sacré à travers les rapports homme-femme ou mère-fils, de la perte au don de soi, du dépouillement le plus minimaliste au divin éclatant des dorures byzantines, en adoptant chaque fois un point de vue décalé, qu’il s’agisse de la mise en scène ou de la distanciation par rapport
au fait religieux. »

Raphaël Cottin

© Frédéric Iovino

7 parties… 7 contrepoints.

LA PROPHETIE
Le prophète Siméon annonce à Marie : « Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. – Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. »
__danse macabre…

LA FUITE
Peu de temps après, un ange apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte […] car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. » Ne les trouvant pas, Hérode entra dans une violente fureur. Il envoya tuer tous les enfants de moins de deux ans à Bethléem et dans toute la région, d’après la date qu’il s’était fait préciser par les mages.
__la fuite est la séparation des chemins.

LA DISPARITION
Quand Jésus eut douze ans, ses parents firent avec lui le pèlerinage à Jérusalem, suivant la coutume. Durant leur retour, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem en continuant à le chercher. C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.
__je m’appelle Ginette Fily, je suis née le 19 octobre 1920. Je me souviens de mes années de pensionnat, loin de mes parents, en 1930.
__je m’appelle Raphaël Cottin, je suis né le 25 janvier 1979. Je me souviens de mes années d’internat, loin de mes parents, en 1992.

LA RENCONTRE
Sur son chemin de croix, Jésus croise des femmes qui se lamentent sur lui et se frappent la poitrine. Il leur dit : « Femmes de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants ! »
__une danse en hommage à Pina Bausch, commande du Théâtre de Vanves en 2010 pour le Festival Artdanthé. Une sorte de deuil à l’envers qui compte à rebours le temps qui reste.

LA CONTEMPLATION
Marie contemple la souffrance de son fils sur la croix. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.
__l’icône byzantine est froide ; portraits plats sans émotions.
__l’icône contemporaine est chaude ; DJ et exorcisme de la souffrance.

LA PIETA – L’ACCUEIL
Marie accueille son fils mort dans ses bras lors de la descente de croix.
__est-ce le mort qui souffre?

L’ABONDON
Marie abandonne le corps de son fils lors de la mise au tombeau.
__danse d’acceptation et d’ascension.

Distribution

Chorégraphie : Raphaël Cottin
Interprètes : Raphaël Cottin & Corinne Lopez
Création lumières : Catherine Noden
Création musicale : David François Moreau, avec la participation d’Hélène Schmitt (violon), Cédric Jullion (Flûte) et Benjamin Constant (ingénieur son).
Costumes : Alexandra GilbertCatherine Garnier0044
Production : compagnie RC2 / La Poétique des Signes
Coproductions : L’apostrophe, scène nationale de Cergy-Pontoise et du Val d’Oise | Musique et Danse en Loire-Atlantique | Académie de Danse de Vitry-sur-Seine, en partenariat avec le théâtre Jean Vilar | Le Prisme, centre de développement artistique / Communauté d’agglomération de St-Quentin-en-Yvelines | Office de tourisme de Sennecey-le-Grand, dans le cadre de la Semaine d’Art Sacré «entre Saône et Grosne»
Cette pièce bénificie d’une aide de la DRAC des Pays de la Loire et du Conseil Général de Loire-Atlantique, au titre de l’aide à la création chorégraphique.

 

Diffusion

  • Avant-première – 23 juillet 2011 : église de Beaumont-sur-Grosne
  • Création – 29 novembre 2011, 19h : Le Fanal, scène nationale de Saint-Nazaire, dans le cadre de TranscenDanse, biennale de danse en Loire-Atlantique
  • 11 février 2012, 21h : Théâtre de Vanves, dans le cadre du festival Artdanthé
  • 19 (20h30) et 20 (19h30) décembre 2012 : Théâtre des Arts, L’apostrophe, scène nationale de Cergy-Pontoise et du Val d’Oise
  • 4 décembre 2013 (30h30) : Salle Thélème, Université François Rabelais, Tours (37)